Le marché de Kamenge est parti en fumée dans les conditions non encore identifiées, dans la nuit du 3 octobre 2020.


Depuis 2h du matin de ce Samedi, le marché populaire au Nord de la capitale économique est ravagé par les flammes. La foule aux alentours, et les commerçants en larmes assistent impuissamment au spectacle. La police de la protection civile est vite intervenue mais il faudra aux environs 8h pour qu’ils arrivent à maitriser le feu.


Selon la police l’incendie n’a pas fait de mort ou des blessés. Cependant les dégâts matériels seraient importants : des magasins sont partis en fumée, à l’exception de la partie du sud du marché ,au niveau des stands E, H, N et À, qui n’a pas été touché.

des dignitaires venus assister aux victimes

Avertis, le maire de la Ville Jimmy Hatungimana, le ministre de l’intérieur Gervais Ndirakobuca, le président de l’assemblée nationale Hon Gélase Ndabiribe, le premier Ministre Alain Guillaume Bunyoni et d’autres dignitaires sont arrivés sur les lieux pour assister aux victimes.


Dans son entretien avec les journalistes l’honorable Gélase Ndabirabe remercie les pompiers d’être arrivés tôt. Cependant il fait savoir que la constructions anarchiques n’ont pas facilité leur travaillé. Et d’appeler les aménageurs des marchés à respecter les normes de construction des marchés imposées par le gouvernement.
Le premier ministre Alain Guillaume Bunyoni rassure que l’administration va gérer la situation. Néanmoins il a demandé à la police de protection civile d’effectuer des descentes dans d’autres marchés pour vérifier si les passages de secours pour les camions extincteurs ont été aménagés. « Il a été constaté qu’ici à Kamenge, ces endroits étaient illégalement occupés par des stands »

L’origine de cet incendie est toujours inconnue. La police nationale a promis des enquêtes.


En juillet dernier, le Centre de Recherche d’études sur le développement dans les sociétés en construction recensait, pas moins de 12 marchés partis en fumée, depuis 2000, dont le marché central de Bujumbura où, selon les estimations, 68 milliards BIF de coûts de marchandises ont été réduits en cendres.