Le 20 janvier 2024 marquera un tournant pour la République démocratique du Congo avec l’investiture de Félix Tshisekedi, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle par la Cour constitutionnelle le 9 janvier avec une écrasante majorité de 73,47 % des voix. Cette cérémonie, surpassant la première prestation de serment du chef d’État congolais en 2018, s’annonce comme un événement continental.

Contrairement à sa première prestation il y a cinq ans, où seul le Président kényan Uhuru Kenyatta avait fait le déplacement, Félix Tshisekedi sera cette fois-ci entouré par la présence remarquable de 18 chefs d’État. Selon l’annonce, faite par Serge Tshibangu, l’un des membres de l’organisation des cérémonies d’investiture. Parmi les premières confirmations, la présidence de la République du Burundi a déjà annoncé la participation du Président Ndayishimiye.Néamoins son prédécesseur, Joseph Kabila, a informé qu’il ne participera pas à l’investiture de Tshisekedi pour des raisons académiques.

Les challenges ne manquent pas

La réélection de Tshisekedi intervient dans un contexte où l’insécurité prévaut dans l’est de la RDC, avec les mouvements rebelles du M23, que les rapports de l’ONU ont déjà confirmés comme étant soutenus par le Rwanda. Ce dernier a toujours réfuté ces accusations.

La gestion de cette instabilité régionale constituera sans aucun doute un défi majeur pour le nouveau mandat de Tshisekedi, nécessitant une diplomatie habile et une coopération régionale accrue pour faire face aux enjeux sécuritaires.